Test d’Orientation Parcoursup
20/04/2026

Le Grand Oral représente une épreuve clé du bac qui vous permet de valoriser vos connaissances en sciences économiques et sociales devant un jury.
Ce guide vous propose 25 idées de sujets couvrant économie, sociologie et engagement politique, ainsi qu’un plan de préparation complet pour aborder sereinement cet oral pour le bac.
Nos professeurs spécialisés vous accompagnent de A à Z lors de nos stages de préparation au Bac.
Votre sujet de Grand Oral doit s’ancrer dans les thèmes officiels du programme de SES. Concrètement, cela signifie puiser dans les chapitres étudiés en première et terminale : « Quels sont les sources et les défis de la croissance économique ? », « Comment expliquer les crises financières et réguler le système financier ? », « Quels sont les caractéristiques contemporaines et les facteurs de la mobilité sociale ? » ou encore « Comment lutter contre le chômage ? ». Le jury vérifiera que votre problématique grand oral mobilise des notions clés vues en cours (externalités, reproduction sociale, politique monétaire, etc.). Si vous hésitez, demandez conseil à vos professeurs pour valider que votre sujet correspond bien aux attendus du programme.
Une bonne problématique grand oral se présente sous forme de question ouverte qui appelle une démonstration structurée. Évitez les questions trop larges (« L’économie est-elle importante ? ») ou fermées (réponse par oui/non simple). Privilégiez une formulation qui invite à la réflexion : « Comment expliquer la montée de l’abstention en France ? » ou « L’intelligence artificielle menace-t-elle l’emploi ? ». Votre question doit être suffisamment précise pour tenir en cinq minutes d’exposé, tout en permettant d’articuler plusieurs notions du programme. Pensez à tester votre problématique à l’oral : si vous peinez à structurer un plan en trois parties, c’est qu’elle manque peut-être de clarté. Le jury appréciera une question qui témoigne de votre curiosité intellectuelle et de votre capacité à questionner les enjeux contemporains.
Choisir un sujet qui vous passionne fait toute la différence le jour J. Si vous êtes fasciné par les cryptomonnaies, les inégalités scolaires ou l’écologie, appuyez-vous sur cet intérêt pour construire votre question. Un sujet motivant vous aidera à approfondir vos recherches, à trouver des sources variées (articles de presse, rapports d’institutions, études statistiques) et à convaincre le jury de votre engagement. En croisant vos centres d’intérêt avec votre projet d’orientation, vous pourrez également mieux répondre au troisième temps de l’épreuve. Par exemple, un élève visant des études de droit pourrait choisir « Les réseaux sociaux transforment-ils l’engagement politique ? » et expliquer le lien avec son parcours futur.
Erreurs fréquentes à éviter :
| SUJET TROP LARGE | SUJET ADAPTÉ |
| L’économie influence-t-elle la société ? | Comment l’école reproduit-elle les inégalités sociales ? |
| La mondialisation est-elle importante ? | Le commerce international aggrave-t-il les inégalités entre pays ? |
Nos stages de préparation vous aident à valider votre problématique de Physique-Chimie et à construire une argumentation en béton.
Voici une sélection d’exemples concrets pour vous aider à formuler votre question de Grand Oral. Ce tableau regroupe des sujets classés selon les thèmes officiels du programme de première et terminale, de la croissance économique aux enjeux de démocratie.
| THÈME OFFICIEL | EXEMPLE DE SUJET |
| Sources et défis de la croissance économique | La croissance se fait-elle au détriment de l’environnement ? |
| Sources et défis de la croissance économique | Existe-t-il une recette de la croissance économique ? |
| Crises financières et régulation | Comment expliquer les crises financières actuelles ? |
| Crises financières et régulation | Faut-il réguler davantage le secteur financier ? |
| Monnaie et financement | Les cryptomonnaies peuvent-elles remplacer la monnaie ? |
| Commerce international et mondialisation | Le commerce international aggrave-t-il les inégalités ? |
| Commerce international et mondialisation | Quels sont les fondements du commerce international ? |
| Mutations du travail et de l’emploi | L’intelligence artificielle menace-t-elle l’emploi ? |
| Mutations du travail et de l’emploi | L’uberisation transforme-t-elle le marché du travail ? |
| Stratification et mobilité sociale | Les classes sociales existent-elles encore en France ? |
| Stratification et mobilité sociale | Comment le sport reflète-t-il les divisions sociales ? |
| École et mobilité sociale | Comment l’école reproduit-elle les inégalités ? |
| École et mobilité sociale | La fin des séries rend-elle le lycée plus juste ? |
| Structure sociale et inégalités | Le féminisme a-t-il transformé la société française ? |
| Déviance et contrôle social | Pourquoi observe-t-on des phénomènes de déviance ? |
| Engagement politique et démocratie | Les réseaux sociaux transforment-ils l’engagement politique ? |
| Engagement politique et démocratie | Comment expliquer la montée de l’abstention ? |
| Action collective et mouvements sociaux | Les mouvements écologistes influencent-ils les politiques ? |
L’idée ne fait pas tout : il faut maintenant construire votre argumentation de 5 minutes. Nos professeurs vous aident à rédiger un plan parfait lors de nos stages intensifs
Ce sujet invite à analyser la tension entre développement économique et protection environnementale. En 2023, l’activité économique française a généré 403 mégatonnes d’équivalent CO2, un chiffre qui illustre l’empreinte carbone de la croissance économique.
Vous pourrez mobiliser les notions d’externalités négatives, de PIB vert et de découplage entre croissance et émissions. L’Insee travaille depuis novembre 2024 à intégrer les coûts climatiques dans la comptabilité nationale, ce qui ouvre des pistes d’argumentation sur la nécessité de repenser nos indicateurs de richesse. Explorez également le rôle des éco-activités, secteur en expansion qui progresse plus vite que l’ensemble de l’économie.
Cette problématique questionne les fonctions traditionnelles de la monnaie (réserve de valeur, moyen d’échange, unité de compte). Les cryptomonnaies comme le Bitcoin se distinguent de la monnaie fiduciaire par leur décentralisation et leur technologie blockchain, mais leur forte volatilité limite leur usage quotidien. Vous pouvez aborder les cryptoactifs stables (Tether, USD Coin) qui tentent de maintenir un arrimage à une monnaie de référence. Mentionnez aussi les projets de monnaies numériques de banques centrales, comme l’euro numérique développé par la BCE, qui constituerait une version électronique de la monnaie fiduciaire sans remplacer les pièces et billets.
Pour traiter ce sujet, analysez les mécanismes récurrents des crises financières : bulles spéculatives, asymétries d’information, comportements imprudents et contagion. La crise de 2008 reste un cas d’école, déclenchée par les subprimes dans un contexte de déréglementation et de taux bas.
Les épisodes récents (faillite de la Silicon Valley Bank en avril 2023, crise Zhongzhi en Chine début 2024) commencent tous par des crises de liquidité bancaire. Vous pourrez mobiliser les travaux de Minsky sur l’instabilité financière et souligner que les agents économiques ont tendance à oublier les enseignements du passé. Le rôle des politiques publiques de régulation et de supervision constitue un axe d’argumentation central.
Cette question permet d’explorer les effets contrastés de la mondialisation. D’un côté, le commerce international a permis à environ 1 milliard de personnes de sortir de la pauvreté selon les estimations.
De l’autre, il contribue au creusement des inégalités dans les pays développés, comme le prédit le théorème Stolper-Samuelson : l’ouverture commerciale favorise les travailleurs qualifiés au détriment des moins qualifiés.
Depuis les années 1980, la concurrence chinoise a particulièrement affecté les salaires et l’emploi dans les secteurs exposés. Vous pourrez nuancer en montrant que d’autres facteurs (progrès technique, financiarisation, recul de la syndicalisation) jouent également un rôle majeur dans la montée des inégalités.
Ce sujet d’actualité nécessite une analyse équilibrée des risques et opportunités. Dans les pays de l’OCDE, 28 % des emplois présentent un risque élevé d’automatisation, touchant principalement les travailleurs peu qualifiés et jeunes.
Cependant, l’impact le plus probable de l’IA générative reste la transformation des emplois plutôt que leur suppression pure. Les enquêtes montrent que travailleurs et employeurs sont majoritairement positifs quant à l’impact de l’IA sur la productivité et les conditions de travail. En France, plus de 166 000 offres d’emploi liées à l’IA ont été publiées en 2024, plaçant l’hexagone en tête en Europe.
Le progrès technique crée aussi de nouveaux métiers et nécessite un investissement massif dans la formation continue.
Astuce sources fiables :
L’idée ne fait pas tout : il faut maintenant construire votre argumentation de 5 minutes. Nos professeurs vous aident à rédiger un plan parfait lors de nos stages intensifs
Les classes sociales restent une réalité dans la société française contemporaine. Les sociologues identifient les classes populaires comme regroupant principalement les ouvriers et employés, soit environ la moitié de la population active.
En 2023-2024, 48 % des femmes connaissent une mobilité sociale ascendante par rapport à leur mère, et 39 % des hommes par rapport à leur père, ce qui montre que la stratification sociale structure toujours les trajectoires individuelles.
Vous pouvez explorer ce sujet en analysant les inégalités de revenus, l’accès au logement ou les différences de modes de vie entre groupes sociaux.
L’école française amplifie les inégalités sociales dès le primaire. En CM2, les enfants de parents ouvriers font en moyenne 19 erreurs lors d’une dictée, contre 13 pour les enfants de cadres.
La France se classe parmi les pays de l’OCDE où le système scolaire est le plus socialement reproductif.
Comme l’écrivait Pierre Bourdieu dans La Reproduction (1970), « l’école se révèle comme un instrument efficace de reproduction des inégalités sociales ».
Vous pouvez traiter ce sujet en étudiant l’orientation scolaire, les inégalités d’accès aux filières d’excellence ou le poids du capital culturel familial.
Les mouvements féministes ont profondément modifié les rapports sociaux en France. L’accès des femmes au marché du travail, les lois sur la parité politique et l’évolution des mentalités témoignent de transformations majeures depuis les années 1970.
Ce sujet permet d’analyser l’égalité des chances entre hommes et femmes dans différents domaines (éducation, emploi, vie politique) et d’interroger les résistances persistantes comme les inégalités salariales ou le partage des tâches domestiques.
La déviance désigne les comportements qui s’écartent des normes sociales établies. Émile Durkheim la considérait comme un phénomène normal et même nécessaire au fonctionnement social, car elle permet de redéfinir les frontières du tolérable.
Vous pouvez aborder ce sujet en explorant les théories sociologiques (anomie, étiquetage social), en analysant des exemples concrets (délinquance juvénile, incivilités) ou en questionnant le rôle du contrôle social et des institutions dans la définition de la normalité.
Le sport constitue un révélateur des hiérarchies sociales. Les classes populaires pratiquent davantage le football ou la boxe, tandis que les classes supérieures privilégient le tennis, l’équitation ou le golf.
Ces choix sportifs reflètent des différences de capital économique (coût des équipements, adhésions) et culturel (valeurs associées à chaque discipline).
Ce sujet permet d’analyser comment les pratiques sportives reproduisent ou contestent les distinctions sociales, en mobilisant les concepts de Bourdieu sur les styles de vie et l’habitus de classe.
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Les plateformes comme Facebook, Twitter ou Instagram ont profondément modifié les formes de participation citoyenne. En France, 56% de la population utilise les réseaux sociaux, qui facilitent la mobilisation rapide autour de causes politiques.
Ces outils numériques permettent aux jeunes notamment de s’engager différemment, en signant des pétitions en ligne, en partageant des contenus militants ou en organisant des manifestations.
Cependant, cette « démocratie connectée » soulève des questions sur la profondeur réelle de l’engagement et les risques de désinformation.
L’abstention électorale constitue un phénomène massif et durable en France. Entre 2002 et 2022, la proportion de votants systématiques est passée de 48% à 37%, soit une baisse de 11 points.
La science politique identifie plusieurs facteurs explicatifs : la défiance envers les institutions, les écarts croissants selon l’âge et le diplôme, et le sentiment que le vote ne change rien.
Les jeunes de 18-29 ans ne votent systématiquement qu’à 17%, privilégiant un vote intermittent ou l’abstention totale, ce qui interroge sur l’avenir de la participation démocratique.
Depuis les années 1970, les mouvements écologistes ont progressivement transformé le paysage politique français.
Leur influence s’observe dans l’intégration de paragraphes environnementaux dans tous les programmes électoraux et la mise en place de politiques publiques spécifiques.
Des mobilisations comme celles pour le climat poussent les gouvernements à adopter des mesures concrètes, même si l’écologie reste façonnée par les contextes nationaux. L’institutionnalisation de ces mouvements témoigne de leur capacité à peser sur l’agenda politique.
Les politiques publiques constituent une forme d’action collective qui dépasse le simple traitement des enjeux sociaux.
Elles participent à la création d’un ordre politique, à la régulation des tensions et à l’intégration des groupes.
Des mouvements comme Black Lives Matter illustrent comment l’action collective peut influencer les décisions publiques en matière de justice sociale.
Cette interaction entre mobilisations citoyennes et réponses institutionnelles montre que les politiques publiques résultent toujours de la rencontre entre acteurs, enjeux et contexte institutionnel.
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Les outils mathématiques permettent de quantifier les mécanismes économiques : calculer un taux de croissance, construire des fonctions de production ou modéliser l’impact des politiques budgétaires.
Cette approche croise les acquis du programme SES (PIB, productivité, investissement) avec les techniques de calcul différentiel et de statistiques étudiées en mathématiques.
La transition énergétique pose des questions économiques et scientifiques : coût des énergies renouvelables, efficacité thermodynamique, externalités environnementales.
Croiser physique chimie et SES permet d’analyser comment les contraintes physiques (rendement, stockage) influencent les choix de politiques publiques et les stratégies d’entreprises dans le secteur énergétique.
L’internationalisation de la production et les échanges commerciaux se comprennent mieux en combinant analyse économique (avantages comparatifs, balance commerciale) et approche géopolitique (zones de libre-échange, guerre commerciale, rapports de force).
Ce croisement éclaire les enjeux de la mondialisation et les tensions entre États.
Qu’est-ce qu’un travail émancipateur ?
Comment définir la valeur du travail ? Croiser SES et HLP permet d’articuler les concepts économiques (marché du travail, chômage, flexibilité) avec les réflexions philosophiques sur le sens, la dignité et l’aliénation au travail, de Marx à Hannah Arendt.
La mondialisation ne se limite pas aux flux économiques : elle transforme les pratiques culturelles, la diffusion de la langue anglaise et les industries créatives.
Associer SES et LLCE permet d’analyser comment les échanges internationaux façonnent les identités culturelles et les rapports de domination symbolique.
L’économie numérique repose sur l’exploitation massive de données : algorithmes de recommandation, ciblage publicitaire, plateformes.
Croiser SES et NSI permet de comprendre comment les technologies informatiques (bases de données, intelligence artificielle) transforment les modèles économiques, créent de nouveaux monopoles et soulèvent des enjeux de régulation.
Les industries culturelles (cinéma, musique, mode) sont au cœur de la mondialisation économique.
Associer SES et AMC permet d’étudier comment les œuvres circulent à l’échelle internationale, comment les stratégies commerciales influencent la création artistique et comment les rapports de force économiques façonnent la diffusion culturelle mondiale.
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L’épreuve du Grand Oral se tiendra entre le lundi 22 juin et le mercredi 1er juillet 2026, selon l’organisation de chaque académie. Cette période suit immédiatement les épreuves écrites de spécialités, programmées du 16 au 18 juin, et l’épreuve de philosophie du 15 juin. La date exacte de votre passage sera communiquée par votre établissement quelques semaines avant l’examen.
Le Grand Oral dure 20 minutes et se décompose en trois phases distinctes. D’abord, une présentation de 5 minutes durant laquelle vous développez la question choisie par le jury, debout et sans notes. Ensuite, un échange de 10 minutes avec le jury qui approfondit votre réflexion et teste votre capacité à argumenter. Enfin, 5 minutes consacrées à votre projet d’orientation, où vous expliquez comment votre question se rattache à vos ambitions professionnelles.
L’épreuve du Grand Oral compte avec un coefficient 10 en voie générale et 14 en voie technologique jusqu’en 2026 inclus. Le jury évalue trois dimensions principales : la qualité de votre prestation orale (élocution, capacité à capter l’attention), la solidité de vos connaissances et votre aptitude à argumenter, ainsi que la clarté de votre réflexion sur votre projet d’orientation. Conviction et distance critique sont particulièrement valorisées.
Avant de passer devant le jury, vous bénéficiez de 20 minutes de préparation dans une salle dédiée. Durant ce temps, vous pouvez élaborer un support (schéma, plan, mots-clés) qui vous accompagnera lors de votre exposé. Un tableau est mis à votre disposition pendant l’épreuve si vous souhaitez l’utiliser. En revanche, aucune note rédigée n’est autorisée durant votre présentation de 5 minutes.
Un plan clair facilite votre exposé et rassure le jury. Commencez par une introduction qui présente votre problématique, puis développez 2 à 3 grandes idées avec des exemples concrets tirés du programme de SES. Chaque partie doit s’appuyer sur des notions précises (PIB, classes sociales, institutions politiques) et intégrer des sources fiables : chiffres de l’INSEE, études sociologiques récentes, rapports économiques. Terminez par une conclusion qui répond clairement à votre question et ouvre éventuellement sur une réflexion complémentaire. Votre plan pour le Grand Oral doit rester simple : introduction, développement en deux ou trois axes, conclusion. Cette structure vous permettra de tenir les 5 minutes de présentation sans perdre le fil.
Votre sujet mobilise forcément des concepts du programme de première et terminale. Reprenez vos fiches de révision et approfondissez les notions directement liées à votre problématique. Par exemple, si vous traitez de la croissance économique, assurez-vous de bien maîtriser PIB, développement durable, externalités négatives. Si votre question porte sur les inégalités, révisez stratification sociale, reproduction sociale, mobilité. Le jury peut vous interroger sur n’importe quel élément du programme en lien avec votre sujet. Plus vous maîtrisez le vocabulaire et les mécanismes économiques ou sociologiques, plus vous répondrez avec assurance.
Un oral ne se prépare pas qu’à l’écrit. Entraînez-vous à voix haute, chronométrez-vous et filmez-vous pour repérer vos tics de langage ou votre posture. Répéter devant des proches ou vos camarades vous aide à gagner en fluidité. Respectez le temps de préparation de 20 minutes le jour J en simulant les conditions réelles. Plus vous vous entraînez, plus vous serez à l’aise pour gérer votre stress et improviser lors de l’échange avec le jury.
Voici un exemple de planning hebdomadaire d’entraînement :
| JOUR | ACTIVITÉ | DURÉE |
| Lundi | Rédaction du plan détaillé | 45 min |
| Mercredi | Entraînement oral chronométré | 30 min |
| Jeudi | Révision des notions clés | 1 h |
| Samedi | Simulation complète filmée | 1 h |
Plusieurs applications gratuites facilitent votre préparation. Mon-oral.net permet de créer des enregistrements audio, de vous écouter et d’identifier vos points faibles. Vous pouvez également utiliser un simple dictaphone (sur smartphone) pour vous enregistrer et mesurer votre temps. Ces outils vous aident à travailler votre élocution, à vérifier que vous ne parlez ni trop vite ni trop lentement, et à ajuster votre débit. L’avantage de ces applications est qu’elles vous donnent un retour immédiat sur votre prestation, sans attendre l’avis d’un professeur.
Le stress avant le Grand Oral est parfaitement normal, et même utile en petite dose. Pour le transformer en atout, commencez par des exercices de respiration abdominale quelques minutes avant d’entrer dans la salle : inspirez profondément par le nez pendant 4 secondes, bloquez 2 secondes, puis expirez lentement par la bouche. Cette technique de cohérence cardiaque réduit immédiatement les tensions et améliore votre concentration. Adoptez une posture debout ancrée, pieds légèrement écartés, pour dégager votre diaphragme et projeter votre voix naturellement. Choisissez un point d’ancrage visuel dans la salle (un objet neutre au fond) pour stabiliser votre regard quand vous cherchez vos mots. Enfin, dormez suffisamment la veille et évitez de boire trop d’eau juste avant l’épreuve.
Le temps d’échange avec le jury peut mobiliser l’ensemble du programme de terminale, y compris des questions imprévues. Face à une interrogation difficile, prenez une seconde pour reformuler mentalement ce qu’on vous demande avant de répondre. Si vous ne savez pas, admettez-le honnêtement plutôt que d’improviser : « Je n’ai pas étudié cet aspect précis, mais je peux faire un lien avec… » montre votre capacité à rebondir. Appuyez-vous sur votre support de préparation si nécessaire, le jury accepte que vous le consultiez. Montrez votre capacité à dialoguer en écoutant vraiment les questions, en acquiesçant, et en construisant une argumentation cohérente même sous pression. Le jury évalue votre aptitude à interagir, pas uniquement vos connaissances brutes.
Les cinq dernières minutes du Grand Oral portent sur votre projet professionnel. Préparez en amont deux ou trois phrases claires expliquant comment votre sujet a nourri votre réflexion sur votre orientation future. Par exemple, si vous avez traité des inégalités scolaires, vous pouvez évoquer votre intérêt pour les métiers de l’enseignement ou les politiques publiques éducatives. Le jury cherche à comprendre comment ce travail s’inscrit dans votre réflexion personnelle sur l’avenir, pas à valider un parcours déjà tracé. Soyez sincère plutôt que stratégique : expliquez ce que cette recherche vous a appris sur vos centres d’intérêt, même si votre projet reste encore flou. Cette authenticité valorise votre esprit critique et votre maturité.
Ce sujet croise économie du travail et innovation technologique. Pour le traiter, il faut d’abord définir l’intelligence artificielle (IA générative, automatisation) et préciser les types d’emplois concernés (cols blancs, métiers qualifiés). Ensuite, mobilisez les notions de destruction créatrice (Schumpeter), de productivité et de transformation du marché du travail. Des données récentes montrent qu’entre 2022 et 2026, l’IA n’a pas provoqué de hausse du chômage global, mais a freiné l’embauche des jeunes de 22-25 ans dans les professions les plus exposées.
Un plan efficace pour le Grand Oral en SES suit trois temps : I. Définitions et enjeux (IA, emploi, destruction créatrice) ; II. Arguments en faveur de la menace (automatisation, baisse des recrutements, impact sur les cols blancs) ; III. Limites et nuances (création de nouveaux métiers, complémentarité homme-machine, adaptation progressive). Concluez en reliant le sujet à votre projet d’orientation (économie numérique, data science, RH). Un PDF téléchargeable avec ce plan complet et des conseils de présentation sera disponible sur cette page.
Consulter les questions les plus posées, vous trouverez réponse à vos questions.
Non, le jury découvre vos deux questions le jour de l’épreuve du Grand Oral. Vous présentez votre support écrit avec les deux problématiques préparées, et le jury en choisit une sur laquelle vous devrez répondre après 20 minutes de préparation. Cette règle garantit l’équité entre candidats et valorise votre capacité à formuler une réponse claire et spontanée lors de l’échange.
Plusieurs questions permettent d’aborder le changement climatique en SES : « La croissance se fait-elle au détriment de l’environnement ? », « Les mouvements écologistes influencent-ils les politiques publiques ? » ou encore des sujets interdisciplinaires comme « SES et physique chimie : économie de l’énergie ». Ces problématiques croisent enjeux économiques, sociaux et environnementaux, parfaites pour une réponse argumentée lors de l’épreuve du Grand Oral.
Tous les sujets possibles doivent s’appuyer sur le programme de SES de première et terminale. Vous pouvez aborder l’économie (croissance, monnaie, crises), la sociologie (classes sociales, inégalités, déviance) ou la science politique (engagement, démocratie). L’essentiel est de formuler une problématique claire qui suscite le débat et de montrer votre maîtrise des notions clés lors de votre réponse au jury.
Obtenir 20 au Grand Oral relève d’une performance exceptionnelle, mais n’est pas impossible. Cette note récompense une réponse parfaitement maîtrisée sur le fond, une élocution impeccable, une capacité à argumenter avec finesse et un échange dynamique avec le jury. Cela demande un sujet solide en SES, une préparation rigoureuse et plusieurs entraînements à l’oral pour gérer l’épreuve avec assurance.
Non, aucune note n’est autorisée pendant les 5 minutes de présentation debout ni lors de l’échange avec le jury. Seul le support écrit remis au début (avec vos deux questions) reste entre les mains du jury. En revanche, pendant les 20 minutes de préparation, vous pouvez prendre des notes sur une feuille fournie, que vous conserverez uniquement durant cette phase avant l’épreuve orale.