L’épidémie du Covid-19 et les nombreuses mesures gouvernementales prises depuis maintenant un an pèsent sur la santé mentale des plus jeunes. Entre les cours à distance, le télétravail, l’absence de vie sociale, la solitude et les difficultés financières, un réel sentiment de lassitude et de la frustration se sont installés. Les étudiants ont du mal à se projeter et leurs perspectives d’avenir se transforment.

Mais comme « Un monde sans espoir est irrespirable », selon l’affirmation d’André Malvaux, pleins de jolis projets solidaires destinés à leur venir en aide ont vu le jour depuis le début de la crise. Véritable moteur, l’espoir continue de faire éclore ces initiatives à petite et grande échelle sur l’ensemble du territoire.

Concrètement, comment s’explique cette baisse de moral générale et quelles solutions sont apportées ?

Un moral qui a connu de meilleurs jours…

Bien qu’aujourd’hui l’enseignement supérieur reste synonyme d’ouverture et de professionnalisation, les appréhensions et les angoisses des étudiants sur leur avenir ne cessent de s’intensifier. Les raisons sont diverses et varient selon les étudiants car l’expérience du supérieur est différente pour chacun.

Celles et ceux qui font leurs premiers pas dans ce nouvel univers font face à un manque de repères conséquent. Tout juste sortis du monde scolaire très encadré et pour certains, du cocon familial rassurant, ils doivent jongler entre l’inconnu du post-bac et ses enjeux, l’adaptation à un environnement dans lequel ils ne sont plongés qu’à moitié et la définition d’un projet professionnel qui va constamment devoir évoluer.

Pour les étudiants avec plus d’expérience, il est difficile mais nécessaire de s’adapter à une nouvelle conception de la vie étudiante. Complètement transformée, elle engendre une désorganisation de leur journée et accentue leur charge mentale. La gestion des projets et les révisions ont également pris une dimension individuelle car les étudiants ne peuvent plus se réunir pour travailler ensemble.

De manière générale, les étudiants se lassent des cours en distanciel en classe entière. Bien que ce format n’altère en aucun cas la qualité des cours donnés, il est généralement à l’origine de la perte de concentration et de la démotivation. La sociabilisation et le sentiment d’appartenance à la communauté étudiante sont des éléments stimulants qui manquent à ces jeunes pour rester motivés. À cette conséquence de la digitalisation s’ajoute l’impossibilité de trouver un job étudiant et par conséquent, de subvenir à ses besoins correctement.

Dominique Monchablon, psychiatre, répondait cependant à la question “Génération sacrifiée ou jeunesse qui va s’adapter ?” en mettant en lumière leur “intelligence des situations” et leur capacité à s’y adapter. Les étudiants d’aujourd’hui, bien que fortement touchés par la crise, font partie de la jeune génération consciente des implications de cette crise sur l’avenir de tous. Ce seront les premiers acteurs du monde post-covid.

… Mais de jolis projets collaboratifs pour soutenir et motiver !

 Derrière ces constats maussades se cachent pourtant de très belles idées destinées à remonter le moral et à venir en aide aux jeunes. Alors qu’au premier confinement la tendance était à la digitalisation des événements sociaux et professionnels : Apéro-Skype, concert en ligne ou visioconférence, c’est aujourd’hui l’humain qui est remis au centre des actions. L’objectif principal : relancer le lien social, la communication et l’entraide.

Depuis le 1er février, l’État a instauré un dispositif appelé « Santé Psy Étudiants » permettant aux étudiants fragilisés de bénéficier de séances gratuites de soutien psychologique via les « chèques d’accompagnement psychologique » (CAP). Pour obtenir ces chèques qui se comptent au nombre de trois et qui sont renouvelables une fois, les étudiants doivent passer par leur médecin généraliste ou service de santé universitaire pour définir quel soutien psychologique est adapté à leur situation. L’ordonnance leur donne le droit d’avoir recours à un psychologue, un psychothérapeute ou un psychiatre partenaire du dispositif.

Pour connaître les psychologues partenaires et avoir plus d’infos sur le dispositif, il faut vous rendre sur le site santepsy.etudiants.gouv.fr.

Le gouvernement n’est pas seul à agir. Des associations telles que La Mission Locale et Les Restos du Coeur et les étudiants soutenus par leur école ou leur université collaborent également à la mise en place de solutions. Voici des exemples d’actions proposées par ou pour cette jeune génération et qui pourraient en aider ou en inspirer certains !

Des cagnottes collaboratives pour lutter contre les problèmes financiers
Certains établissements du supérieur ont lancé en ce début d’année 2021, à l’initiative de leur BDE, des cagnottes participatives destinées à aider financièrement les étudiants dans le besoin. L’argent récolté est utilisé pour arrondir les fins de mois de ce qui en font la demande anonymement. Pour aller plus loin dans cette démarche, l’argent ne leur est pas directement donné car les BDE souhaitent se rapprocher de ces étudiants et prendre le temps de savoir quel est le point qui pose problème (nourriture, logement…).

Des paniers alimentaires pour les étudiants précarisés
Parmi les nombreux réseaux de solidarité, on retrouve l’initiative “Du beurre dans leurs épinards”, lancée en Ile-de-France par Ouriel Darmon, dirigeant de la start-up Student Pop. Le défi que s’est lancé Student Pop depuis le premier confinement, est de constituer et de distribuer des paniers alimentaires pour les étudiants en situation précaire, mais aussi des produits « plaisirs », pour dédramatiser le recours à cette aide. À la rentrée 2021, ce sont 1 500 colis, entre 8 et 12 kg, qui ont été donnés.

Des étudiants parrainés par les habitants de leur ville
À Orléans, la mairie, l’université et le CROUS de la ville ainsi que le réseau Ô Campus, une fédération d’associations étudiantes, ont lancé en mars 2021 un programme de parrainage appelé “Ôpe”, pour « Orléans parraine ses étudiants ». Chaque habitant du grand Orléans qui le souhaite peut décider de parrainer un étudiant pour lui venir en aide. Un coup de téléphone, une présence rassurante, un accompagnement dans des démarches administratives ou dans la recherche de son stage… Ce sont certaines des actions proposées aux habitants afin de les soutenir.

Des groupes de parole gratuits
Des intervenants comme Marc Lasseaux, psychanalyste, proposent des groupes de parole gratuits pour les étudiants volontaires. Un groupe de parole réunit des personnes qui partagent des préoccupations ou buts communs. Il joue le rôle d’espace social et d’identité, donc apporte du soutien et rompt le sentiment d’isolement. Y prendre part est un moyen pour les jeunes de mettre des mots sur ce qui ne va pas mais aussi de prendre conscience de ce que vivent les autres. Dans le cas de Marc Lasseaux, il a fait le choix d’un groupe en présentiel comme alternative à l’usage virtuel, désincarné des réseaux sociaux et de la visioconférence.

Des conférences et des forums en ligne pour recentrer les étudiants sur des sujets de société, des sujets humains et leur redonner l’envie d’agir pour demain
L’enseignement du supérieur ayant pris une nouvelle dimension, c’est l’humain et son environnement qui sont de plus en plus mis en avant. Les écoles et les universités le savent, il est nécessaire de proposer aux étudiants des rencontres avec des hommes et des femmes qui continuent d’évoluer et d’avancer dans leur vie professionnelle malgré la situation. Parmi les rendez-vous les plus proposés par les écoles on retrouve, des entretiens individuels avec des professionnels spécialisés dans les softs skills, des conférences sur des thèmes actuels et différents du sujet dont tout le monde entend parler au quotidien comme l’écriture, être une femme dans un milieu professionnel masculin ou encore la sauvegarde des océans, et des forums pour permettre aux étudiants de rencontrer des professionnels de leur secteur et de bénéficier de leurs conseils. L’objectif de ces rencontres est de leur rappeler que le monde continue à avoir besoin d’eux et qu’avec l’aide de certaines personnes ils peuvent trouver des solutions pour leur avenir et celui de leurs camarades.

De nombreuses autres actions existent alors n’hésitez pas à être curieux et à les découvrir, notamment sur les réseaux sociaux ! Vous aurez peut-être à votre tour de très bonnes idées pour contribuer à cet élan de solidarité.

Pour bien finir, voici nos 3 conseils clés pour ne rien lâcher !

#1 Garder du lien et favoriser la communication avec ses proches
#2 S’organiser à l’avance et de la même manière que pour les cours en présentiel
#3 S’intéresser et prendre part aux solutions apportées

Cours Legendre se met au service des élèves et étudiants pendant cette période compliquée :

 Pour aider les jeunes en situation de décrochage scolaire ou simplement ayant besoin d’un coup de pouce, Cours Legendre vous propose des cours particuliers et stages de révisions intensives.

Pour les étudiants ayant besoin d’un job, nous proposons de donner des cours, dès Bac+3 ! Pour postuler, c’est ici