À l’image de la société, le monde du travail évolue et les recruteurs attendent de leurs candidats une bonne capacité d’adaptation. Les étudiants en recherche de stage ou d’alternance font donc valoir, en plus de leurs diplômes et compétences techniques, leurs soft skills. Moins techniques et plus transversales, ces « compétences douces » se définissent comme des savoirs comportementaux et des aptitudes personnelles, humaines et relationnelles. Elles donnent l’agilité nécessaire pour s’adapter à un environnement en constante évolution et renforcent la maîtrise technique.

Gestion du temps, organisation, négociation, intelligence émotionnelle, pensée critique…  Quelles sont les soft skills les plus recherchées en entreprise? Comment les développer ? Comment les faire valoir quand on a peu d’expérience ? Nous revenons avec vous sur ces interrogations.

Quelles sont les soft skills les plus plébiscitées par les employeurs ?

Contrairement aux compétences techniques, les soft skills sont transversales : elles ne sont pas spécifiques à un métier ou à un secteur. Elles couvrent différentes dimensions et leur utilité varie en fonction du poste que recherche l’étudiant. Nous avons identifié six soft skills fondamentales pour les employeurs, tous secteurs confondus :

L’autonomie

L’autonomie se définit comme la capacité à gérer son temps et son travail par soi-même. Naturellement, tout le monde ne bénéficie pas du même niveau d’autonomie : un étudiant en stage n’aura pas les mêmes responsabilités ni la même liberté qu’un salarié au même poste. Dans le cadre qui lui est fixé en entreprise, il se doit cependant d’être autonome dans la réalisation de ses tâches : il prend l’initiative de poser ses questions aux bons interlocuteurs, s’organise en fonction des priorités, respecte les délais et s’intéresse à l’actualité de son entreprise.

L’autonomie est la clé d’une bonne organisation et préserve le rythme des collaborateurs.

La pensée critique

Le processus de pensée critique passe par une attitude critique vis-à-vis de toute affirmation ou information et confère la capacité à raisonner et à tirer des conclusions argumentées. Il demande un effort de remise en question rationnelle et nécessite d’importantes ressources cognitives (mémoire, attention, réflexion sur soi…).
À long terme, la pensée critique apporte une autonomie intellectuelle essentielle pour prendre de meilleures décisions. Attention cependant à ne pas la confondre avec l’esprit de contradiction.

L’organisation et l’adaptabilité

Étroitement lié à l’autonomie, le sens de l’organisation est une soft skill qui assure fluidité et efficacité dans son travail comme au sein d’une équipe. Elle induit de l’écoute, de la gestion d’imprévus, une vision précise de ses missions, de l’engagement envers son entreprise et l’optimisation du temps.

L’organisation est indispensable au bon déroulement des journées de travail et prévient l’apparition du mauvais stress, notamment dans un environnement où les enjeux sont importants et les délais serrés. 

La prise d’initiative

L’esprit d’initiative est révélateur de l’engagement d’une personne dans l’entreprise. Il traduit sa capacité à aller au devant des demandes ou des besoins tout en restant fidèle et soucieux de l’efficacité collective. 

Afin de faire de cette compétence un point fort, un étudiant doit bien identifier la marge de manœuvre dont il dispose pour agir par lui-même. 

L’empathie

Le point fort de l’empathie est le suivant : l’écoute active et positive de son interlocuteur. Elle comprend également la compréhension, le sens du relationnel et la communication. Peu mentionnée, elle se révèle pourtant déterminante dans certaines situations  : 

  • Dans la relation client, vous saurez mieux cibler les attentes et besoins de la personne en face de vous ,
  • Dans les relations interpersonnelles au travail, la communication sera plus fluide et vous saurez désarmer les conflits

C’est une compétence très utile dans les secteurs du commerce, de marketing, de la communication et du journalisme où il est nécessaire d’identifier les émotions d’autrui et d’adapter ses interactions.

Comment les développer ?

Les soft skills ne sont pas innées. Comme toute autre compétence, elles se travaillent et s’acquièrent.

La formation est le premier outil pour les développer. Elle tend à transmettre aux étudiants les savoir-faire et savoir-être essentiels à l’adaptabilité en entreprise. Pour ce faire, le supérieur mise sur les travaux de groupe. Ils favorisent les compétences sociales, orales et l’organisation collective. Certaines écoles proposent notamment des modules dédiés à l’apprentissage des soft skills (développement personnel, personal branding, prise de parole en public, engagement en association…). Les étudiants disposent ainsi d’une base de compétences certifiées qu’ils pourront promouvoir auprès des employeurs. 

L’expérience professionnelle participe aussi à la consolidation de ces aptitudes. C’est en vivant concrètement une soft skill que l’on expérimente son mécanisme. On est ainsi conscient de son utilité au quotidien, dans une tâche à accomplir ou face à un obstacle. Il faut également profiter de cette proximité avec les professionnels pour leur demander des conseils sur l’application des celles-ci.

La mise en pratique est un autre moyen de transformer ses soft-skills en une véritable valeur ajoutée. Qu’entend-on exactement par “mise en pratique” ? Ses formes peuvent être variées : défi mensuel seul ou à plusieurs, engagement associatif, ateliers, coaching, enquête auprès de professionnels… C’est à vous d’identifier le mode d’apprentissage le plus efficace pour vous. Pour obtenir des conseils, des contacts ou une adresse, adressez-vous à l’équipe pédagogique de votre formation. Ils connaissent votre profil et sauront vous guider.

Comment faire valoir vos soft skills en entretien de stage ou d’alternance ?

Mettre en avant ses atouts n’est pas toujours évident, surtout lorsqu’on est jeune et peu expérimenté. 

Pour parler de ses soft skills, il faut d’abord les connaître. La première étape est donc de les identifier. En vous appuyant sur votre CV, analysez votre comportement dans vos expériences professionnelles, personnelles ou scolaires passées puis listez les compétences que vous pensez avoir acquis. Votre entourage personnel et professionnel pourra également vous éclairer sur certaines de vos qualités humaines. 

Dans un deuxième temps, regroupez quelques documents sur lesquels vous pourriez vous appuyer pour illustrer vos propos : utilisation d’un outil de gestion de projet, réalisation créative, challenge en groupe, prise d’initiative… Ces éléments vous serviront avant tout d’exemples.

Face à un recruteur, il vous faudra être concret et cohérent. Vous devrez mettre en lien vos soft skills et vos expériences. Pour être prêt à 100%, prenez du temps en amont pour les verbaliser et les contextualiser. Des propos clairs et argumentés le rassureront.

Les “Compétences” et “Recommandations” sur Linkedin 

Linkedin est un réseau professionnel fortement recommandé aux étudiants. Il donne de la visibilité à leur profil et facilite la prise de contact avec les recruteurs. 

La partie “recommandations” est destinée à être remplie par vos relations. Elle apporte de la crédibilité à votre profil et à vos compétences. Si quelques recommandations sérieuses (de vos supérieurs ou collègues) apparaissent déjà sur votre profil, vos chances de vous démarquer seront maximisées.

À insérer sous forme de hashtags, les “Compétences” sont des mots-clés qui valorisent votre profil. Les recruteurs utilisent généralement ses mots-clés pour rechercher des profils en particulier.

Concrètement, votre parcours scolaire, étudiant et professionnel vous apportent des compétences humaines que vous pouvez faire valoir en entretien. Prenez le temps de les identifier et de leur apporter de la crédibilité en vous appuyant sur vos expériences. Pour aller plus loin, documentez-vous sur celles qui sont importantes dans le corps de métier que vous visez et travaillez-les !