L’école est un lieu d’apprentissage : votre enfant y vivra des réussites mais également des échecs. Chez les plus petits et les plus sensibles, la notion de performance peut parfois se transformer en véritable anxiété. Il est donc nécessaire de prévenir toute peur ou angoisse pour que votre enfant sache les surmonter. Voici quelques pistes pour aborder le sujet avec lui et l’aider à tirer profit de ses erreurs !

“Un échec est un succès si on en retient quelque chose.”

Comme l’explique justement cette phrase de Malcolm Forbes : les échecs font partie du processus d’apprentissage. Que ce soit dans un contexte scolaire, professionnel ou familial, chacun en a fait un jour l’expérience. Si les adultes n’ont aucun mal à en parler, il est plus difficile pour un enfant de mettre des mots sur cette gêne.

Chez les enfants, la peur de l’échec fait généralement son apparition en première année de primaire. Ils font face aux premières évaluations, une notion qui peut effrayer lorsque l’on a six ans et que l’on est en pleine découverte de ses capacités. À cet âge-là, ils sont également à la recherche de la reconnaissance de leurs parents. La peur de l’échec peut être liée à la peur de décevoir. 

Maux de tête, boule au ventre, fatigue et agitation sont les premiers signes d’une peur ou d’une angoisse face à l’échec. Si c’est le cas de votre enfant, pas de panique ! Dans un premier temps, il est important de garder en tête que l’échec fait partie de l’apprentissage. À travers celui-ci, il va grandir, gagner en autonomie et renforcer son estime de soi. Rappelez-vous que vous aussi avez été à sa place un jour. Dans un deuxième temps, la peur et l’angoisse sont des émotions qui peuvent être contrôlées et surpassées. Il va donc falloir travailler en douceur avec votre enfant pour qu’il garde le contrôle et ne se laisse pas submerger. Patience et communication seront nécessaires ! 

Face à la peur de l’échec, que pouvez-vous faire ?

Interagir avec votre enfant pour prévenir la peur de l’échec

L’apprentissage de l’enfant passe par plusieurs étapes : l’observation, l’hypothèse et l’expérience. C’est en générant de nouvelles hypothèses, qu’il apprend le mieux. Il est donc important de privilégier l’interaction avec lui. Stimulez sa curiosité en lui posant régulièrement des questions. Une interrogation en amenant une autre, il gagnera en connaissance.

À partir de ses connaissances, il sera tenté d’expérimenter : Quel support de révisions a été le plus efficace ? Serait-il plus judicieux qu’il révise avec ses camarades ? Sa mémoire est-elle auditive ou visuelle ? Pourrait-il améliorer ses fiches de révisions ? Petit à petit, il aura une vision claire de ce qui fonctionne ou non pour lui.

Verbaliser l’émotion ressentie

L’enfant a besoin de se sentir valorisé. Lorsqu’il réussit, il sait que ses parents sont fiers de lui. Dans le cas inverse, il peut craindre de ne pas être à la hauteur de leurs attentes et de les décevoir. Votre rôle est donc de dédramatiser la situation en lui expliquant que les erreurs et les échecs sont nécessaires pour apprendre et de redéfinir avec lui la notion d’échec.

Pour cela, vous devez d’abord le guider dans la verbalisation de ce qu’il ressent. Donnez-lui quelques pistes pour l’aider à exprimer son ressenti sur son expérience passée : que s’est-il passé ? Considère-t-il cela comme un échec ? Comment ferait-il s’il avait une deuxième chance ? Quels mots utiliserait-il pour expliquer ses émotions ? L’exercice peut être fait à l’oral, au travers de jeux ou d’activités qu’il apprécie.

En fonction de nos repères, nos valeurs et nos expériences, nous avons tous une définition propre de la notion d’échec. Pour vous comme pour votre enfant, la redéfinir ensemble est une deuxième étape très importante. Prenez le temps d’échanger vos points de vue sur la question puis faites-lui comprendre que commettre une erreur n’est pas forcément un échec et que c’est inévitable. L’erreur participe à la construction de soi et de sa vie. S’il est conscient qu’il peut apprendre de chaque erreur, il ne se laissera pas démoraliser au premier obstacle.

Partagez avec lui vos propres erreurs et échecs

L’adulte auquel il se réfère n’est pas parfait, il commet également des erreurs. Cela, il doit en avoir conscience. 

Parlez-lui simplement de vos expériences passées, notamment celles qui ont été les plus difficiles et les plus enrichissantes. Expliquez-lui quel a été votre raisonnement, quelle solution a été trouvée, la manière dont vous l’avez mis en place et quelles en ont été les conséquences. Vous livrer a deux objectifs : dédramatiser l’erreur en elle-même et lui éviter de commettre les mêmes.

L’importance de l’environnement familial : restez positif !

L’environnement familial influe également sur la capacité de l’enfant à tirer profit de son erreur : il est important d’instaurer un climat dans lequel l’erreur n’est pas un échec et est surmontable. Par ailleurs, si elle est acceptée par les parents, elle sera plus facilement surmontée par l’enfant. Oui, le résultat est important, mais les efforts, la persévérance et le plaisir d’apprendre le sont tout autant et doivent être valorisés.

Incitez-le à persévérer et rappelez-lui qu’un échec n’est pas un jugement de sa valeur. Il est normal qu’il attende votre reconnaissance mais il est également important qu’il valorise ses propres capacités.

À Retenir 

✔ Les erreurs participent à l’apprentissage

✔ Échouer ce n’est pas perdre de la valeur mais gagner en expérience

✔ Redéfinissez la notion d’échec avec votre enfant

✔ Éveillez sa curiosité, il apprendra à anticiper

✔ Valorisez avant tout ses efforts et son envie d’apprendre

✔ Soyez ouvert et positif, il le sera aussi !